Travailler au Royaume-Uni après le Brexit : ce qui change vraiment

travail au royaume uni

Le Brexit a rebattu les cartes. Si vous rêviez de décrocher un job à Londres ou Manchester, sachez que 68% des candidats français ignorent encore les nouvelles règles. Spoiler : c’est plus compliqué qu’avant, mais loin d’être impossible.

Depuis janvier 2021, travailler outre-Manche demande une préparation minutieuse. Fini le temps où il suffisait de traverser la Manche avec sa carte d’identité. Mais rassurez-vous, des milliers de Français franchissent encore le pas chaque année.

Le système à points britannique : votre nouveau meilleur ami

Le Royaume-Uni a adopté un système d’immigration basé sur les compétences. Concrètement ? Vous devez cumuler 70 points minimum pour obtenir un visa de travail.

Comment ça marche ?

  • 20 points : Offre d’emploi confirmée
  • 20 points : Emploi au niveau de compétences requis
  • 20 points : Maîtrise de l’anglais (niveau B2 minimum)
  • 10-20 points supplémentaires : Salaire, secteur en tension, doctorat

Le saviez-vous ? Les métiers de la tech, santé et ingénierie rapportent souvent des points bonus. Un développeur avec une offre à £30,000 peut facilement atteindre les 70 points.

Visa de travail : les types qui comptent

Skilled Worker Visa (le plus courant)

Durée : 5 ans renouvelables

Coût : £610 + frais de santé (£624/an)

Délai : 3 semaines en moyenne

Global Talent Visa (pour les cracks)

Pour les profils exceptionnels en sciences, tech, arts. Pas besoin d’offre d’emploi, mais il faut être reconnu par un organisme britannique.

Youth Mobility Scheme

18-30 ans uniquement, 2 ans max. Attention : suspendu pour les Français depuis le Brexit, mais des négociations sont en cours.

Chiffre clé : En 2023, 45% des visas de travail britanniques ont été accordés à des Européens, dont 12% à des Français.

Recherche d’emploi : les nouveaux codes

LinkedIn reste roi, mais les Britanniques privilégient aussi :

  • Reed.co.uk (équivalent de Pôle Emploi)
  • Totaljobs pour les postes généralistes
  • CWJobs spécialisé tech

🎯 Pro tip : Mentionnez dès votre CV que vous pouvez obtenir un visa. Beaucoup d’employeurs filtrent par peur de la paperasse.

Erreurs à éviter absolument

Postuler sans visa confirmé : Les RH fuient les complications administratives

Sous-estimer les frais : Comptez £3,000-5,000 entre visa, frais de santé et installation

Négliger l’anglais professionnel : Netflix ne suffit pas, passez un test officiel (IELTS)

Salaires et coût de la vie : la réalité des chiffres

Secteur Salaire moyen Équivalent français
Tech £45,000 ~52,000€
Finance £55,000 ~64,000€
Marketing £35,000 ~41,000€

Mais attention : Londres coûte 40% plus cher que Paris. Un studio décent ? £1,500/mois minimum.

Vos premiers pas pratiques

Une fois le visa en poche, pensez à :

  • National Insurance Number (équivalent du numéro de Sécu)
  • Compte bancaire : Barclays et HSBC sont habitués aux expatriés
  • GP registration (médecin traitant) dans les 2 semaines

Tips perso : Rejoignez les groupes Facebook « Français à Londres » ou « French in Manchester ». La solidarité expatriée, ça aide énormément.

Et maintenant, on fait quoi ?

Le Brexit a compliqué la donne, c’est un fait. Mais les opportunités restent énormes, surtout dans la tech et la finance. Commencez par évaluer vos points sur le site gov.uk, puis ciblez les entreprises qui sponsorisent des visas.

Vous hésitez encore ? Notre guide sur les jobs en remote pourrait vous intéresser. Parfois, travailler pour une boîte londonienne… depuis Bordeaux, c’est plus malin.

Boom. Vous savez tout. À vous de jouer !

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Originally posted 2020-03-24 16:26:00.

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